𝐌𝐚𝐮𝐫𝐢𝐜𝐞 𝐉𝐮𝐥𝐢𝐞𝐧 𝐆𝐑𝐈𝐒
(𝟏𝟗𝟐𝟏–𝟏𝟗𝟒𝟑)

Mort pour la France

Né le 25 février 1921 à Asnières-sur-Seine, Maurice vivait à Autreville avec ses parents, Julien Virgile GRIS et Stéphanie Juliana MARLIER.

Comme tant de jeunes hommes de sa génération, la guerre a bouleversé son destin.
En 1943, il est réquisitionné dans le cadre du 𝐒𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞 𝐝𝐮 𝐓𝐫𝐚𝐯𝐚𝐢𝐥 𝐎𝐛𝐥𝐢𝐠𝐚𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 (𝐒𝐓𝐎), un dispositif imposé par le régime de Vichy qui contraint des centaines de milliers de Français à partir travailler en Allemagne au service de l’effort de guerre allemand.

Il est ainsi envoyé en Allemagne, à 𝐔𝐞𝐜𝐤𝐞𝐫𝐦ü𝐧𝐝𝐞, une ville du nord-est du pays, où se trouvaient notamment des structures d’accueil, de travail et des établissements médicaux pour les travailleurs et prisonniers.

Loin des siens, dans un pays en guerre, il tombe gravement malade et est hospitalisé 𝐥𝐞 𝟏𝟓 𝐦𝐚𝐫𝐬 𝟏𝟗𝟒𝟑.

Atteint de la diphtérie, une maladie alors redoutable, il décède quelques jours plus tard, 𝐥𝐞 𝟏𝟗 𝐦𝐚𝐫𝐬 𝟏𝟗𝟒𝟑, à seulement 22 ans.

Maurice est d’abord inhumé au cimetière municipal de Ueckermünde, 𝐜𝐚𝐫𝐫é 𝐊 – 𝐫𝐚𝐧𝐠 𝐛 – 𝐭𝐨𝐦𝐛𝐞 𝐧°𝟓.

Son corps sera ensuite rapatrié en France après la guerre et sa tombe repose aujourd’hui dans le cimetière d’Autreville.

Et plus bouleversant encore : sa photographie est toujours présente sur la sépulture, permettant enfin de mettre un visage sur ce nom oublié par le temps.

Derrière ce nom gravé dans la pierre, il y avait un jeune homme, une famille, une vie interrompue trop tôt.