Partons à l'Aventure !
🎈Si 𝐋’𝐀𝐯𝐞𝐧𝐭𝐮𝐫𝐞 marque aujourd’hui la limite entre les communes d’Autreville et de Bichancourt, il en était tout autrement autrefois, puisqu’au Moyen-Age et à la Renaissance, ce lieu-dit appartenait à Bichancourt.
👬C’est en effet à cet endroit que fut fondée la maladrerie de Bichancourt, qu’il ne faut pas confondre avec la maladrerie Saint-Lazare, située sur un petit bras de l’Oise.
✨La légende racontant l’origine du nom de l’Aventure est plus poétique, puisqu’il se dit qu’un jeune sire de Coucy et une demoiselle des environs de Manicamp ont erré longtemps à travers bois, chacun cherchant l’autre.
💖Quand jouvenceau et jouvencelle se rencontrèrent enfin sur la lisière de la prairie de Chauny, ils s’écrièrent :
« 𝐎𝐡 ! 𝐥𝐚 𝐛𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐧𝐭𝐮𝐫𝐞 ! »
🌳Ils firent élever une petite résidence au lieu même de la rencontre, l’usage ayant ensuite raccourci l’exclamation en « 𝐥’𝐀𝐯𝐞𝐧𝐭𝐮𝐫𝐞 ».
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👑Au XVIe siècle, une famille noble originaire du Dauphiné, les 𝐝𝐞 𝐓𝐡é𝐢𝐬, et dont nous reparlerons plus en détails durant les prochaines semaines, vient s’installer à Chauny.
💭Vers 1760, Charles Claude de Théis, inspecteur général des Manufactures, fait établir une savonnerie juste à côté des ruines de la maladrerie de Bichancourt, abandonnée depuis longtemps, mais portant déjà le nom de l’Aventure, puisqu’il figure déjà sur une carte 𝐋’𝐄𝐯𝐞𝐬𝐜𝐡é 𝐝𝐞 𝐋𝐚𝐨𝐧 𝐝𝐚𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝟏𝟔𝟓𝟔 !
🏠En 1774, Marie-Alexandre, son fils, y fait édifier une maison de campagne.
𝐂’𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐚 𝐧𝐚𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐮 𝐂𝐡â𝐭𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐯𝐞𝐧𝐭𝐮𝐫𝐞 !
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🌳De modestes dimensions, le château était bâti face à l’Oise, au bout d’une petite allée.
🚤Il est à noter qu’à l’époque, le canal Saint-Lazare n’existait pas encore.
🚧Il était construit tout en briques, et montrait en son centre une haute tour carrée encadrée par une aile de chaque côté.
🌲C’était une retraite profonde, rustique, presque inaccessible, enfouie au milieu d’un bois épais et baignée seulement par les eaux vagabondes de l’Oise.
🌸Un jardin délicieux l’accompagnait, où on pouvait même trouver un cèdre spécialement transplanté du Liban.
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👭Pendant un siècle, trois générations de la famille de Théis se sont succédées à l’Aventure, dont c’était le séjour de prédilection.
Constance, fille de Marie-Alexandre, décrivait le château comme un : « 𝐚𝐬𝐢𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐚𝐢𝐱, 𝐪𝐮’𝐞𝐦𝐛𝐞𝐥𝐥𝐢𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐭𝐬, 𝐥’é𝐭𝐮𝐝𝐞, 𝐥𝐚 𝐬𝐜𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞 »
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🎨Son dernier propriétaire fut le baron Charles-Constant de Théis, petit-fils de Marie-Alexandre et neveu de Constance, décédé en 1874.
Il avait fait du château un véritable musée d’objets décoratifs.
Sa sœur, comtesse de Saint-Cricq, vendit le château en 1882 à M. Caura, industriel. Celui-ci le revendit en 1895 à la Compagnie de Saint-Gobain, qui transforma le château en logements pour le personnel des usines de la Glacerie et de la Soudière.
😔A l’aube de la Grande Guerre, le château avait perdu tout son charme.
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💥Comme le reste du village, l’Aventure fut dynamité en 1917 par les Allemands.
🏠La Compagnie de Saint-Gobain y fit rebâtir des logements ouvriers, toujours présents aujourd’hui et très différents du château d’autrefois, bien que l’appellation de château de l’Aventure soit restée.
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𝐍𝐨𝐭𝐞 : 𝒔𝒖𝒓 𝒍’𝒆𝒙𝒕𝒓𝒂𝒊𝒕 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒄𝒂𝒓𝒕𝒆 𝒅𝒆 𝑪𝒂𝒔𝒔𝒊𝒏𝒊 𝒄𝒊-𝒅𝒆𝒔𝒔𝒐𝒖𝒔, 𝒍’𝒂𝒃𝒓é𝒗𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 « 𝑺𝒖𝒄𝒄. » 𝒒𝒖𝒊 𝒔𝒖𝒊𝒕 𝒍𝒆 𝒏𝒐𝒎 𝒅’𝑨𝒖𝒕𝒓𝒆𝒗𝒊𝒍𝒍𝒆 𝒔𝒊𝒈𝒏𝒊𝒇𝒊𝒆 𝒒𝒖’𝒊𝒍 𝒔’𝒂𝒈𝒊𝒕 𝒅’𝒖𝒏𝒆 𝒔𝒖𝒄𝒄𝒖𝒓𝒔𝒂𝒍𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒄𝒐𝒎𝒎𝒖𝒏𝒆 𝒅𝒆 𝑺𝒊𝒏𝒄𝒆𝒏𝒚 (à 𝒄𝒆𝒕𝒕𝒆 é𝒑𝒐𝒒𝒖𝒆 𝒐𝒓𝒕𝒉𝒐𝒈𝒓𝒂𝒑𝒉𝒊é𝒆 𝑺𝒊𝒏𝒄𝒆𝒏𝒊𝒔), 𝒄’𝒆𝒔𝒕-à-𝒅𝒊𝒓𝒆 𝒖𝒏 𝒉𝒂𝒎𝒆𝒂𝒖 𝒅é𝒑𝒆𝒏𝒅𝒂𝒏𝒕 𝒅𝒆 𝒄𝒆𝒍𝒍𝒆-𝒄𝒊, 𝒎𝒂𝒊𝒔 𝒃é𝒏é𝒇𝒊𝒄𝒊𝒂𝒏𝒕 𝒅’𝒖𝒏𝒆 𝒄𝒆𝒓𝒕𝒂𝒊𝒏𝒆 𝒂𝒖𝒕𝒐𝒏𝒐𝒎𝒊𝒆
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𝐌𝐚𝐫𝐢𝐞-𝐀𝐥𝐞𝐱𝐚𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐓𝐡é𝐢𝐬
👑𝐎𝐫𝐢𝐠𝐢𝐧𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞
Issu d’une famille noble originaire du Dauphiné, qui comptait autrefois le chevalier Bayard, et installée à Chauny depuis le XVIe siècle, 𝐌𝐚𝐫𝐢𝐞-𝐀𝐥𝐞𝐱𝐚𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐓𝐡é𝐢𝐬 est né le 6 septembre 1738 à Sinceny-Autreville, ancienne commune qui comptait avant leur séparation en 1836 le village de Sinceny et le hameau d’Autreville.
"𝙇'𝙝𝙞𝙨𝙩𝙤𝙞𝙧𝙚 𝙥𝙤𝙥𝙪𝙡𝙖𝙞𝙧𝙚 𝙙𝙚 𝘾𝙝𝙖𝙪𝙣𝙮 𝙚𝙩 𝙙𝙚 𝙨𝙚𝙨 𝙚𝙣𝙫𝙞𝙧𝙤𝙣𝙨" publiée par l’abbé Jules Caron en 1878 (et alors curé d’Autreville) nous apprend que la devise de la famille de Théis est "𝘿𝙚 𝙩𝙤𝙪𝙩 𝙢𝙚 𝙩𝙖𝙞𝙨" et que leur blason reprend celui de la commune de Theys, dont ils sont originaires : "𝘿𝙚 𝙜𝙪𝙚𝙪𝙡𝙚𝙨, à 𝙙𝙚𝙪𝙭 𝙛𝙖𝙨𝙘𝙚𝙨 𝙚𝙣𝙜𝙧𝙚𝙡é𝙚𝙨 𝙙’𝙖𝙧𝙜𝙚𝙣𝙩".
Ses parents étaient 𝐂𝐡𝐚𝐫𝐥𝐞𝐬 𝐂𝐥𝐚𝐮𝐝𝐞 𝐝𝐞 𝐓𝐡é𝐢𝐬, inspecteur général des Manufactures, et 𝐌𝐚𝐫𝐢𝐞 𝐂𝐚𝐭𝐡𝐞𝐫𝐢𝐧𝐞 𝐋𝐞 𝐓𝐮𝐫𝐜.
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⛪️𝐌𝐚𝐫𝐢𝐚𝐠𝐞 𝐞𝐭 𝐯𝐢𝐞 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐢𝐚𝐥𝐞
Le 18 décembre 1764, il épouse 𝐀𝐧𝐧𝐞 𝐌𝐚𝐫𝐢𝐞 𝐐𝐮𝐢𝐥𝐥𝐚𝐮, issue d’une famille de marchands drapier et mercier, à Saint-Germain l’Auxerrois, église voisine du Louvre, à Paris.
Il prend juste après la fonction de juge-maître des Eaux et Forêts de la ville et du comté de Nantes, ville où naîtront ses deux enfants :
Alexandre le 13 décembre 1765
Constance le 7 novembre 1767.
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📕𝐑𝐞𝐭𝐨𝐮𝐫 𝐞𝐧 𝐏𝐢𝐜𝐚𝐫𝐝𝐢𝐞 𝐞𝐭 𝐜𝐡â𝐭𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐯𝐞𝐧𝐭𝐮𝐫𝐞
Sa mauvaise santé et son goût pour des activités d’étude l’amenèrent à se rapprocher de son milieu familial en Picardie dès 1770.
Il prend un poste de procureur du roi à Chauny le 12 novembre 1772.
Démissionnaire en juin 1774, il devient gestionnaire de la Faïencerie de Sinceny.
La même année, il fait bâtir à l’emplacement des ruines de l’ancienne maladrerie de Bichancourt et de la savonnerie établie par son père une quinzaine d’années plus tôt 𝐥𝐞 𝐜𝐡â𝐭𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐯𝐞𝐧𝐭𝐮𝐫𝐞, où il s’installe avec sa famille.
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👳𝐔𝐧 𝐩è𝐫𝐞 é𝐫𝐮𝐝𝐢𝐭 𝐞𝐭 𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐭𝐢𝐟
« Précepteur sensible et érudit », il veille à l’éducation de ses enfants, à laquelle il prend beaucoup de temps.
En 1827, son fils Alexandre témoignait ainsi :
« 𝐌𝐨𝐧 𝐩è𝐫𝐞, 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐛𝐞𝐚𝐮𝐜𝐨𝐮𝐩 𝐝𝐞 𝐬𝐚𝐠𝐚𝐜𝐢𝐭é, 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐚 𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐯𝐨𝐢𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐢𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧. 𝐒𝐞𝐬 𝐞𝐱𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞𝐭𝐢𝐞𝐧𝐬 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐨𝐧𝐭 𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐩𝐚𝐬, 𝐞𝐭 𝐞𝐧𝐬𝐮𝐢𝐭𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐜𝐮𝐧 𝐚 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐢𝐥𝐥é 𝐬𝐞𝐥𝐨𝐧 𝐬𝐚 𝐯𝐨𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 ; 𝐣𝐞 𝐥𝐢𝐬𝐚𝐢𝐬 𝐭𝐨𝐮𝐬 𝐜𝐞𝐬 𝐥𝐢𝐯𝐫𝐞𝐬 𝐪𝐮𝐢 é𝐭𝐚𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐨𝐮𝐬 𝐦𝐚 𝐦𝐚𝐢𝐧 à 𝐮𝐧 â𝐠𝐞 𝐨ù 𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐚 𝐦é𝐦𝐨𝐢𝐫𝐞. 𝐒𝐞𝐥𝐨𝐧 𝐦𝐨𝐢, 𝐥’é𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐥𝐥è𝐠𝐞 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞 𝐥𝐞 𝐜𝐚𝐫𝐚𝐜𝐭è𝐫𝐞, 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐛𝐞𝐚𝐮𝐜𝐨𝐮𝐩 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐝𝐨𝐮𝐭𝐞 ; 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐥’é𝐝𝐮𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐫𝐢𝐯é𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞 𝐥’𝐞𝐬𝐩𝐫𝐢𝐭 ».
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✒️𝐌𝐚𝐫𝐢𝐞-𝐀𝐥𝐞𝐱𝐚𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐓𝐡é𝐢𝐬 é𝐜𝐫𝐢𝐯𝐚𝐢𝐧
Il est intéressant de noter que 𝐌𝐚𝐫𝐢𝐞-𝐀𝐥𝐞𝐱𝐚𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐓𝐡é𝐢𝐬 exerçait le même métier que Jean de la Fontaine un siècle plus tôt, et que comme lui il aimait écrire.
Il publie ainsi :
✔️𝐋𝐞 𝐁𝐨𝐮𝐪𝐮𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥’𝐚𝐦𝐢𝐭𝐢é en 1770
✔️𝐋𝐞𝐬 𝐀𝐯𝐞𝐧𝐭𝐮𝐫𝐢𝐞𝐫𝐬 en 1772
✔️𝐋𝐞 𝐓𝐫𝐢𝐩𝐨𝐭 𝐜𝐨𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 (en 3 actes en prose et en vers) en 1772
✔️𝐋𝐞 𝐒𝐢𝐧𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐋𝐚 𝐅𝐨𝐧𝐭𝐚𝐢𝐧𝐞 en 1773
✔️𝐅𝐫é𝐝é𝐫𝐢𝐜 𝐞𝐭 𝐂𝐥𝐢𝐭𝐢𝐞 (comédie en vers en 3 actes) en 1773
✔️𝐋𝐞 𝐅𝐨𝐧𝐝 𝐝𝐮 𝐬𝐚𝐜 en 1779
✔️𝐋’𝐄𝐧𝐜𝐲𝐜𝐥𝐨𝐩é𝐝𝐢𝐞 𝐦𝐨𝐫𝐚𝐥𝐞 𝐨𝐮 𝐥𝐞 𝐂𝐨𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐢𝐦𝐢𝐭𝐢𝐟 chez Belin en 1786-1787
Ces livres ont donc été écrits localement, et pour les derniers directement à Autreville !
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📙𝐑𝐞𝐜𝐨𝐧𝐧𝐚𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐥𝐢𝐭𝐭é𝐫𝐚𝐢𝐫𝐞
Bien des années plus tard, le célèbre 𝐕𝐢𝐨𝐥𝐥𝐞𝐭-𝐥𝐞-𝐃𝐮𝐜 faisait beaucoup d’éloges du 𝐒𝐢𝐧𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐅𝐨𝐧𝐭𝐚𝐢𝐧𝐞, déclarant qu’il ne saurait expliquer pourquoi ces contes ne sont pas connus comme ils mériteraient de l’être.
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📜𝐋𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢è𝐫𝐞𝐬 𝐚𝐧𝐧é𝐞𝐬
Au mariage de sa fille Constance le 20 avril 1789, il est déclaré comme « 𝐚𝐯𝐨𝐜𝐚𝐭 𝐞𝐧 𝐩𝐚𝐫𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 ».
Le 23 mars 1794, il fait partie (personne n°15) de la première liste officielle des prisonniers politique détenus à Chauny, dressée par le Comité de surveillance révolutionnaire.
Il est précisé à son sujet :
« 𝐦𝐚𝐫𝐢é, 𝟐 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭𝐬, 𝐨𝐩𝐢𝐧𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐢𝐧𝐜𝐨𝐧𝐧𝐮𝐞𝐬, 𝐜𝐚𝐫𝐚𝐜𝐭è𝐫𝐞 𝐛𝐢𝐞𝐧𝐟𝐚𝐢𝐬𝐚𝐧𝐭 ».
Marie-Alexandre de Théis passe ses années de vieillesse dans sa retraite du château de l’Aventure, où il décède en 1796.



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Constance de Salm-Dyck, née de Théis
👑𝐍𝐚𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐜𝐞
Constance de Théis est née 𝐥𝐞 𝟕 𝐧𝐨𝐯𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟏𝟕𝟔𝟕 à 𝐍𝐚𝐧𝐭𝐞𝐬, où son père 𝐌𝐚𝐫𝐢𝐞-𝐀𝐥𝐞𝐱𝐚𝐧𝐝𝐫𝐞 exerçait la fonction de juge-maître des Eaux et Forêts de la ville et du comté.
🌳Les soucis de santé de ce dernier amènent un déménagement dans le berceau familial de Chauny en 1770. Constance a donc grandi en Picardie, où elle reçut une excellente éducation grâce à son père qui y joua un rôle primordial.
🏰En 1774, la famille de Théis s’installe 𝐚𝐮 𝐜𝐡â𝐭𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐯𝐞𝐧𝐭𝐮𝐫𝐞, bâtit à la demande de Marie-Alexandre sur la commune de Sinceny-Autreville.
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✒️𝐋𝐞𝐬 𝐝é𝐛𝐮𝐭𝐬 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐞𝐭𝐭𝐫𝐞𝐬
Douée comme son père pour la littérature, Constance se fait connaître dès l’âge de 𝟏𝟖 𝐚𝐧𝐬, en 1785, par des poèmes publiés dans 𝐥’𝐀𝐥𝐦𝐚𝐧𝐚𝐜𝐡 𝐝𝐞𝐬 𝐌𝐮𝐬𝐞𝐬, notamment sa romance 𝐁𝐨𝐮𝐭𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐫𝐨𝐬𝐞.
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💍𝐌𝐚𝐫𝐢𝐚𝐠𝐞 𝐞𝐭 𝐯𝐢𝐞 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐢𝐚𝐥𝐞
𝐋𝐞 𝟐𝟎 𝐚𝐯𝐫𝐢𝐥 𝟏𝟕𝟖𝟗, elle épouse à Sinceny-Autreville 𝐉𝐞𝐚𝐧-𝐁𝐚𝐩𝐭𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐏𝐢𝐩𝐞𝐥𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐋𝐞𝐮𝐫𝐲, chirurgien des hernies.
👧De leur union naquit 𝐥𝐞 𝟐𝟕 𝐣𝐚𝐧𝐯𝐢𝐞𝐫 𝟏𝟕𝟗𝟎 𝐀𝐠𝐚𝐭𝐡𝐞 𝐂𝐥é𝐦𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐏𝐢𝐩𝐞𝐥𝐞𝐭, que sa mère appelait habituellement Clémence.
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🎼𝐋𝐚 𝐫é𝐯é𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐫𝐭𝐢𝐬𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞
Le couple quitte la Picardie pour s’installer à Paris, où le père de Jean-Baptiste sera notamment médecin de Louis XVI et du dauphin au Temple.
💥Mais la Terreur de 1793 amène Constance à quitter Paris pour retourner au château familial de l’Aventure, qu’elle désigne comme « 𝐚𝐬𝐢𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐚𝐢𝐱, 𝐪𝐮’𝐞𝐦𝐛𝐞𝐥𝐥𝐢𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐭𝐬, 𝐥’é𝐭𝐮𝐝𝐞, 𝐥𝐚 𝐬𝐜𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞 », où elle reste pendant un an pour s’occuper de sa fille et écrire 𝐒𝐚𝐩𝐡𝐨, sa première tragédie lyrique en vers, qui sera mise en musique par Martini.
🎭La première a lieu 𝐥𝐞 𝟏𝟕 𝐝é𝐜𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟏𝟕𝟗𝟒 au théâtre des Amis de la Patrie, et la pièce sera jouée plus 𝐝𝐞 𝟏𝟎𝟎 𝐟𝐨𝐢𝐬, soutenue par la critique.
⭐️C’est donc le début du succès pour Constance Pipelet, qui commence dès 1795 à être connue des milieux artistiques et culturels parisiens.
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✒️𝐔𝐧𝐞 𝐩𝐥𝐮𝐦𝐞 𝐫𝐞𝐜𝐨𝐧𝐧𝐮𝐞
La qualité de l’éloge funèbre qu’elle prononce en 1796 en l’honneur de son père incite le dramaturge 𝐌𝐢𝐜𝐡𝐞𝐥-𝐉𝐞𝐚𝐧 𝐒𝐞𝐝𝐚𝐢𝐧𝐞, le géographe 𝐄𝐝𝐦𝐞 𝐌𝐞𝐧𝐭𝐞𝐥𝐥𝐞 ou bien encore le compositeur 𝐏𝐢𝐞𝐫𝐫𝐞 𝐆𝐚𝐯𝐢𝐧𝐢è𝐬 à lui demander de prononcer le leur.
💬L’écrivain 𝐏𝐚𝐮𝐥-𝐋𝐨𝐮𝐢𝐬 𝐂𝐨𝐮𝐫𝐢𝐞𝐫 lui écrira même :
« 𝐂𝐞𝐥𝐚 𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞 𝐞𝐧𝐯𝐢𝐞 𝐝’ê𝐭𝐫𝐞 𝐦𝐨𝐫𝐭 𝐪𝐮𝐚𝐧𝐝 𝐨𝐧 𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐞 𝐯𝐨𝐬 𝐚𝐦𝐢𝐬 ; 𝐣𝐞 𝐦𝐞 𝐫𝐞𝐜𝐨𝐦𝐦𝐚𝐧𝐝𝐞 à 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐦𝐨𝐧 é𝐥𝐨𝐠𝐞 ».
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📣𝐔𝐧𝐞 𝐩𝐢𝐨𝐧𝐧𝐢è𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐚𝐮𝐬𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞𝐬
Le succès de Constance Pipelet porte ombrage à quelques hommes de lettres en place.
C’est ainsi qu’en 1797, elle répond dans son 𝐄𝐩î𝐭𝐫𝐞 𝐚𝐮𝐱 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞𝐬 aux propos du célèbre poète 𝐏𝐨𝐧𝐜𝐞-𝐃𝐞𝐧𝐢𝐬 𝐄𝐜𝐨𝐮𝐜𝐡𝐚𝐫𝐝-𝐋𝐞𝐛𝐫𝐮𝐧, qui incitait les femmes à rester dans l’ombre (« 𝐕𝐨𝐮𝐥𝐞𝐳-𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐫𝐞𝐬𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞𝐫 𝐚𝐮𝐱 𝐌𝐮𝐬𝐞𝐬, 𝐈𝐧𝐬𝐩𝐢𝐫𝐞𝐳, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐧’é𝐜𝐫𝐢𝐯𝐞𝐳 𝐩𝐚𝐬 »).
📜Les mots de Constance réclament, sur un mode logique et raisonné, une égalité harmonieuse entre hommes et femmes dans l’instruction et les tâches quotidiennes :
✨« 𝐋𝐞𝐬 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐬 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐚𝐫𝐫𝐢𝐯é𝐬, 𝐅𝐞𝐦𝐦𝐞𝐬 é𝐯𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞𝐳-𝐯𝐨𝐮𝐬 »
✨« 𝐃𝐢𝐟𝐟é𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐢𝐧𝐟é𝐫𝐢𝐨𝐫𝐢𝐭é »
🏆Elle y gagne ses surnoms de 𝐌𝐮𝐬𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐚𝐢𝐬𝐨𝐧 (par le poète Marie-Joseph Chénier) et 𝐝𝐞 𝐁𝐨𝐢𝐥𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞𝐬.
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🎵𝐌𝐮𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐢𝐧𝐟𝐥𝐮𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞
Le compositeur 𝐋𝐨𝐮𝐢𝐬-𝐁𝐚𝐫𝐭𝐡é𝐥é𝐦𝐲 𝐏𝐫𝐚𝐝𝐡𝐞𝐫 mis en musique 𝐁𝐨𝐮𝐭𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐫𝐨𝐬𝐞, que le chanteur 𝐉𝐞𝐚𝐧 𝐆𝐚𝐫𝐚𝐭 interprétait dans les salons du Directoire en l’honneur de 𝐉𝐨𝐬é𝐩𝐡𝐢𝐧𝐞 𝐁𝐨𝐧𝐚𝐩𝐚𝐫𝐭𝐞.
📜La citoyenne Constance Pipelet écrivit également en 1797 les paroles de 𝐋’𝐡𝐲𝐦𝐧𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐩𝐚𝐢𝐱, mis en musique par 𝐄𝐭𝐢𝐞𝐧𝐧𝐞 𝐍𝐢𝐜𝐨𝐥𝐚𝐬 𝐌é𝐡𝐮𝐥, où elle appelle les Français à célébrer 𝐍𝐚𝐩𝐨𝐥é𝐨𝐧 𝐁𝐨𝐧𝐚𝐩𝐚𝐫𝐭𝐞 qui a rendu la paix et le bonheur à la France (« 𝐆𝐥𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐚𝐮 𝐯𝐚𝐢𝐧𝐪𝐮𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥’𝐈𝐭𝐚𝐥𝐢𝐞 »).
Le futur empereur se souviendra d’elle.
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✒️𝐋𝐞 𝐫𝐞𝐠𝐚𝐫𝐝 𝐝𝐞 𝐒𝐭𝐞𝐧𝐝𝐡𝐚𝐥
Elle divorce de Jean-Baptiste Pipelet en 1799.
C’est à cette période que le jeune 𝐒𝐭𝐞𝐧𝐝𝐡𝐚𝐥, futur auteur des romans 𝐋𝐞 𝐑𝐨𝐮𝐠𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐞 𝐍𝐨𝐢𝐫 et 𝐋𝐚 𝐂𝐡𝐚𝐫𝐭𝐫𝐞𝐮𝐬𝐞 𝐝𝐞 𝐏𝐚𝐫𝐦𝐞, la rencontre lors d’une séance d’une société de poésie qu’elle présidait :
💭« 𝐈𝐥 é𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐬𝐞𝐩𝐭 𝐡𝐞𝐮𝐫𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐦𝐢𝐞 𝐝𝐮 𝐬𝐨𝐢𝐫 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐬𝐚𝐥𝐥𝐞 é𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐟𝐨𝐫𝐭 𝐢𝐥𝐥𝐮𝐦𝐢𝐧é𝐞. 𝐋𝐚 𝐩𝐨é𝐬𝐢𝐞 𝐦𝐞 𝐟𝐢𝐭 𝐡𝐨𝐫𝐫𝐞𝐮𝐫. 𝐐𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐢𝐟𝐟é𝐫𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥’𝐀𝐫𝐢𝐨𝐬𝐭𝐞 𝐞𝐭 𝐕𝐨𝐥𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 ! 𝐂𝐞𝐥𝐚 é𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐛𝐨𝐮𝐫𝐠𝐞𝐨𝐢𝐬 𝐞𝐭 𝐩𝐥𝐚𝐭 (𝐐𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐛𝐨𝐧𝐧𝐞 é𝐜𝐨𝐥𝐞 𝐣’𝐚𝐯𝐚𝐢𝐬 𝐝é𝐣à !), 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐣’𝐚𝐝𝐦𝐢𝐫𝐚𝐢𝐬 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐞𝐧𝐯𝐢𝐞 𝐥𝐚 𝐠𝐨𝐫𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐌𝐦𝐞 𝐂𝐨𝐧𝐬𝐭𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐏𝐢𝐩𝐞𝐥𝐞𝐭 𝐪𝐮𝐢 𝐥𝐮𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐩𝐢è𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐯𝐞𝐫𝐬. 𝐉𝐞 𝐥𝐞 𝐥𝐮𝐢 𝐚𝐢 𝐝𝐢𝐭 𝐝𝐞𝐩𝐮𝐢𝐬 ; 𝐞𝐥𝐥𝐞 é𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐚𝐥𝐨𝐫𝐬 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞 𝐝’𝐮𝐧 𝐩𝐚𝐮𝐯𝐫𝐞 𝐝𝐢𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐡𝐢𝐫𝐮𝐫𝐠𝐢𝐞𝐧 𝐡𝐞𝐫𝐧𝐢𝐚𝐢𝐫𝐞 ».
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💍𝐏𝐫𝐢𝐧𝐜𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐝𝐞 𝐒𝐚𝐥𝐦-𝐃𝐲𝐜𝐤
𝐋𝐞 𝟏𝟒 𝐝é𝐜𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟏𝟖𝟎𝟑, « à 𝐜𝐚𝐮𝐬𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐚𝐫𝐚𝐜𝐭è𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐝’â𝐦𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐞𝐱𝐢𝐬𝐭𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐬 », Constance épouse en secondes noces le prince 𝐉𝐨𝐬𝐞𝐩𝐡 𝐝𝐞 𝐒𝐚𝐥𝐦-𝐑𝐞𝐢𝐟𝐟𝐞𝐫𝐬𝐜𝐡𝐞𝐢𝐝𝐭-𝐃𝐲𝐜𝐤, député du département de la Roër.
🏰Le couple partage son temps entre le domaine de Dyck, Aix-la-Chapelle et Paris, tandis que Constance poursuit son activité de femme de lettres.
📜𝐃𝐚𝐧𝐬 𝐬𝐨𝐧 𝐄𝐩î𝐭𝐫𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐜𝐨𝐧𝐯é𝐧𝐢𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐝𝐮 𝐬é𝐣𝐨𝐮𝐫 à 𝐥𝐚 𝐜𝐚𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧𝐞 (𝟏𝟖𝟎𝟔), elle montre que si elle apprécie l’Aventure, elle aime en revanche beaucoup moins les champs et les hameaux qui l’environnent.
📜𝐃𝐚𝐧𝐬 𝐬𝐨𝐧 𝐄𝐩î𝐭𝐫𝐞 à 𝐥’𝐄𝐦𝐩𝐞𝐫𝐞𝐮𝐫 𝐍𝐚𝐩𝐨𝐥é𝐨𝐧 (𝟏𝟖𝟏𝟎), elle fustige l’injustice flagrante des articles traitant de l’adultère dans le code pénal que le Conseil d’Etat vient d’adopter.
💭Plus tard, lors d’une rencontre aux Tuileries, Napoléon lui dira qu’elle avait raison et que « 𝐜’é𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐛𝐢𝐞𝐧, 𝐜’é𝐭𝐚𝐢𝐭 𝐭𝐫è𝐬 𝐛𝐢𝐞𝐧 », mais que le texte étant déjà publié, rien ne fut modifié.
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📝𝐋𝐞 𝐛𝐫𝐢𝐥𝐥𝐚𝐧𝐭 𝐬𝐚𝐥𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐫𝐮𝐞 𝐝𝐮 𝐁𝐚𝐜
De 1809 à 1815, elle tient 𝐚𝐮 𝟗𝟕 𝐫𝐮𝐞 𝐝𝐮 𝐁𝐚𝐜 à 𝐏𝐚𝐫𝐢𝐬 (dans un hôtel toujours appelé de nos jours hôtel de Salm-Dyck) un salon littéraire très brillant.
✨Elle reçoit notamment :
• 𝐀𝐥𝐞𝐱𝐚𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐃𝐮𝐦𝐚𝐬
• 𝐋𝐚 𝐅𝐚𝐲𝐞𝐭𝐭𝐞
• 𝐀𝐥𝐞𝐱𝐚𝐧𝐝𝐞𝐫 𝐯𝐨𝐧 𝐇𝐮𝐦𝐛𝐨𝐥𝐝𝐭
• 𝐉𝐨𝐬𝐞𝐩𝐡 𝐉é𝐫ô𝐦𝐞 𝐝𝐞 𝐋𝐚𝐥𝐚𝐧𝐝𝐞
• 𝐀𝐦𝐚𝐮𝐫𝐲 𝐃𝐮𝐯𝐚𝐥
À la Restauration, le couple de Salm retourne en Allemagne.
👐Constance se lie d’amitié en 1818 avec la princesse 𝐓𝐡é𝐫è𝐬𝐞 𝐝𝐞 𝐓𝐡𝐮𝐫𝐧 𝐮𝐧𝐝 𝐓𝐚𝐱𝐢𝐬, belle sœur du roi de Prusse.
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🏦𝐋𝐞 𝐝𝐫𝐚𝐦𝐞 𝐝𝐞 𝐬𝐚 𝐯𝐢𝐞
Constance de Salm est profondément affectée par l’assassinat de sa fille Clémence 𝐥𝐞 𝟏𝟒 𝐣𝐮𝐢𝐧 𝟏𝟖𝟐𝟎 par un soldat éconduit.
🌹Le soutien de la princesse Thérèse lui permet de reprendre goût à la vie de salon.
📖Elle lui dédie en 1824 son unique roman, 𝐕𝐢𝐧𝐠𝐭-𝐪𝐮𝐚𝐭𝐫𝐞 𝐡𝐞𝐮𝐫𝐞𝐬 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞 𝐬𝐞𝐧𝐬𝐢𝐛𝐥𝐞.
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👊𝐔𝐧𝐞 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠é𝐞 𝐣𝐮𝐬𝐪𝐮’𝐚𝐮 𝐛𝐨𝐮𝐭
Toujours femme engagée, elle continue de défendre la cause féminine dans ses œuvres.
📖𝐃𝐚𝐧𝐬 𝐋𝐞𝐬 𝐅𝐞𝐦𝐦𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 (𝟏𝟖𝟏𝟖), elle dénonce la mise en retrait dont sont victimes les femmes dans ce domaine.
📖𝐃𝐚𝐧𝐬 𝐬𝐞𝐬 𝐏𝐞𝐧𝐬é𝐞𝐬 (𝟏𝟖𝟐𝟗), elle traite avec conviction et authenticité de l’éducation négligée de la Femme, de l’attitude dominante des hommes et des problèmes majeurs de la société de l’époque.
📖En 1833, elle publie 𝐌𝐞𝐬 𝟔𝟎 𝐚𝐧𝐬, poème de 𝟏𝟐 𝟎𝟎𝟎 𝐯𝐞𝐫𝐬 (!) 𝐪𝐮’𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐢𝐝è𝐫𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐬𝐨𝐧 œ𝐮𝐯𝐫𝐞 𝐦𝐚𝐢𝐭𝐫𝐞𝐬𝐬𝐞.
📜En 1837, elle publie les strophes 𝐉𝐞 𝐦𝐨𝐮𝐫𝐫𝐚𝐢 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐣’𝐚𝐢 𝐯é𝐜𝐮 où elle réaffirme ses valeurs de loyauté et ses combats contre l’injustice et pour l’égalité entre Homme et Femme.
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⛪️𝐅𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐯𝐢𝐞
Elle meurt à Paris 𝐥𝐞 𝟏𝟑 𝐚𝐯𝐫𝐢𝐥 𝟏𝟖𝟒𝟓 et est inhumée au cimetière du Père-Lachaise, dans un monument en forme de sarcophage.
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Alexandre de Théis
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👑𝐍𝐚𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬𝐬𝐞
Alexandre Etienne Guillaume de Théis est né 𝐥𝐞 𝟏𝟑 𝐝é𝐜𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟏𝟕𝟔𝟓 à 𝐍𝐚𝐧𝐭𝐞𝐬, où son père Marie-Alexandre exerçait la fonction de juge-maître des Eaux et Forêts de la ville et du comté.
🌳Les soucis de santé de ce dernier amènent un déménagement dans le berceau familial de Chauny en 1770.
🏰En 1774, la famille de Théis s’installe 𝐚𝐮 𝐜𝐡â𝐭𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐯𝐞𝐧𝐭𝐮𝐫𝐞, bâtit à la demande de Marie-Alexandre sur la commune de Sinceny-Autreville.
✒️Comme sa sœur Constance, Alexandre reçoit une excellente éducation grâce à son père qui y joua un rôle primordial.
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🏆𝐔𝐧𝐞 𝐜𝐚𝐫𝐫𝐢è𝐫𝐞 𝐦𝐢𝐥𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐩𝐮𝐢𝐬 𝐟𝐨𝐫𝐞𝐬𝐭𝐢è𝐫𝐞
𝐋𝐞 𝟐𝟒 𝐧𝐨𝐯𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟏𝟕𝟖𝟔, Alexandre de Théis entre dans la gendarmerie de Lunéville, comme sous-lieutenant de cavalerie.
Il en sort lieutenant 𝐥𝐞 𝟏𝐞𝐫 𝐚𝐯𝐫𝐢𝐥 𝟏𝟕𝟖𝟖.
🚩Durant la Révolution, il commande dans cette ville le dépôt de remontes de cavalerie (fournir des chevaux pour la cavalerie) 𝐝𝐮 𝟏𝐞𝐫 𝐟é𝐯𝐫𝐢𝐞𝐫 𝟏𝟕𝟗𝟑 𝐚𝐮 𝟐 𝐬𝐞𝐩𝐭𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟏𝟕𝟗𝟓.
🍀A défaut de gloire militaire, il prend goût, aux armées, à la botanique.
⛪️Le décès de son père l’année suivante l’amène à rentrer en Picardie.
🌳𝐋𝐞 𝟐𝟖 𝐅𝐫𝐮𝐜𝐭𝐢𝐝𝐨𝐫 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐧 𝐕 (𝟏𝟒 𝐬𝐞𝐩𝐭𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟏𝟕𝟗𝟕), il devient officier forestier à Chauny, poste qu’il occupe jusqu’à la fin de Ventôse de l’An IX (mars 1801).
🏦En effet, il s’installe dès 1800 à Laon, où il épouse en 1802 la baronne 𝐌𝐚𝐫𝐢𝐞 𝐀𝐧𝐧𝐞 𝐄𝐥𝐢𝐬𝐚𝐛𝐞𝐭𝐡 𝐌𝐢𝐜𝐡𝐚𝐮𝐥𝐭 𝐝𝐞 𝐒𝐚𝐢𝐧𝐭 𝐌𝐚𝐫𝐬, avec qui il aura 3 enfants.
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✒️𝐔𝐧𝐞 𝐛𝐫𝐢𝐥𝐥𝐚𝐧𝐭𝐞 𝐜𝐚𝐫𝐫𝐢è𝐫𝐞 𝐚𝐝𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞
Commence alors pour lui une belle carrière politique :
🎈En juin 1808, il est nommé maire de Laon.
🎈Le 8 mars 1812, il est attaché à l’administration du département de l’Aisne comme conseiller de Préfecture.
🎈Du 15 juillet 1814 au 7 août 1830, Alexandre de Théis est secrétaire général de la Préfecture de l’Aisne, avec une interruption d’avril 1817 à octobre 1820.
📢Il est promu au grade de :
• 𝐂𝐡𝐞𝐯𝐚𝐥𝐢𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐋é𝐠𝐢𝐨𝐧-𝐝’𝐇𝐨𝐧𝐧𝐞𝐮𝐫 (𝟏𝟖𝟏𝟒)
• 𝐎𝐟𝐟𝐢𝐜𝐢𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐋é𝐠𝐢𝐨𝐧-𝐝’𝐇𝐨𝐧𝐧𝐞𝐮𝐫 (𝟏𝟖𝟐𝟓)
👑En 1820, par le crédit de sa sœur, alors princesse de Salm-Dyck, il obtient de la part du roi Louis XVIII 𝐥𝐞 𝐭𝐢𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐛𝐚𝐫𝐨𝐧.
📜Le 8 juillet 1830, il est nommé préfet de la Corrèze.
⚡️Il n’aura cependant pas le temps d’occuper ce poste puisque le 7 août de la même année, il est nommé préfet de la Haute-Vienne, tout en restant conseiller de préfecture de l’Aisne.
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📝𝐋’é𝐜𝐫𝐢𝐯𝐚𝐢𝐧 𝐞𝐭 𝐥𝐞 𝐛𝐨𝐭𝐚𝐧𝐢𝐬𝐭𝐞
Comme sa sœur, Alexandre a hérité du talent littéraire de son père.
📖Il publie :
🌿𝐆𝐥𝐨𝐬𝐬𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐁𝐨𝐭𝐚𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞 (𝟏𝟖𝟏𝟎)
📜𝐌é𝐦𝐨𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐝’𝐮𝐧 𝐄𝐬𝐩𝐚𝐠𝐧𝐨𝐥 (𝟏𝟖𝟏𝟖)
🏦𝐋𝐞 𝐕𝐨𝐲𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐏𝐨𝐥𝐲𝐜𝐥è𝐭𝐞 (𝟏𝟖𝟐𝟏)
📜𝐌é𝐦𝐨𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐝’𝐮𝐧 𝐅𝐫𝐚𝐧ç𝐚𝐢𝐬 (𝟏𝟖𝟐𝟓)
🌏𝐏𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐍𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 (𝟏𝟖𝟐𝟖)
🌞Son plus grand succès a lieu en 1821 avec 𝐋𝐞 𝐕𝐨𝐲𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐏𝐨𝐥𝐲𝐜𝐥è𝐭𝐞, roman archéologique destiné à faire connaitre l’Italie antique et les institutions romaines.
📝Le livre sera réédité 𝟒 𝐟𝐨𝐢𝐬 𝐞𝐧 𝐝𝐞𝐮𝐱 𝐚𝐧𝐬 et traduit dans de nombreuses langues européennes !
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𝐔𝐧𝐞 é𝐭𝐨𝐧𝐧𝐚𝐧𝐭𝐞 𝐯𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥’𝐚𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫
Dans son ouvrage 𝐏𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐍𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬, Alexandre de Théis développe des réflexions géopolitiques qui frappent encore aujourd’hui par leur modernité.
✒️Il écrit notamment :
💬« 𝐐𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 é𝐭𝐞𝐧𝐝𝐮𝐞 ! 𝐪𝐮𝐞 𝐝’𝐡𝐨𝐦𝐦𝐞𝐬 ! 𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐥𝐝𝐚𝐭𝐬 ! 𝐪𝐮𝐞 𝐝’𝐢𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥’𝐚𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫 ! 𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐚𝐮𝐬𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐞𝐮𝐫 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐞 𝐞𝐧𝐭𝐢𝐞𝐫 ! 𝐎𝐮𝐢, 𝐥𝐚 𝐑𝐮𝐬𝐬𝐢𝐞 𝐦𝐞𝐧𝐚𝐜𝐞 𝐥𝐞 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐞. 𝐋𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐲𝐞𝐧𝐬 𝐞𝐱𝐢𝐬𝐭𝐞𝐧𝐭, 𝐥𝐚 𝐯𝐨𝐥𝐨𝐧𝐭é 𝐞𝐬𝐭 𝐜𝐨𝐧𝐧𝐮𝐞, 𝐥’𝐞𝐱é𝐜𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬’𝐚𝐩𝐩𝐫𝐨𝐜𝐡𝐞. »
💬« 𝐋𝐚 𝐑𝐮𝐬𝐬𝐢𝐞 𝐬’𝐞𝐬𝐭 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐜é𝐞, 𝐝𝐞 𝐬𝐨𝐧 𝐩𝐚𝐬 𝐝𝐞 𝐠é𝐚𝐧𝐭, 𝐝𝐮 𝐁𝐨𝐫𝐲𝐬𝐭è𝐧𝐞 à 𝐥𝐚 𝐕𝐢𝐬𝐭𝐮𝐥𝐞 ; 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐫𝐞 𝐮𝐧 𝐩𝐚𝐬 𝐞𝐭 𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐭𝐨𝐮𝐜𝐡𝐞𝐫𝐚 𝐚𝐮𝐱 𝐛𝐨𝐫𝐝𝐬 𝐝𝐮 𝐑𝐡𝐢𝐧. »
💬« 𝐎𝐮𝐢, 𝐥’𝐞𝐦𝐩𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐑𝐮𝐬𝐬𝐢𝐞 𝐩𝐫é𝐥𝐮𝐝𝐞 à 𝐥𝐚 𝐦𝐨𝐧𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐞 𝐮𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐢𝐧𝐟𝐥𝐮𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐩è𝐬𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐭𝐨𝐮𝐭𝐞𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬. »
💬« 𝐐𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐪𝐮ê𝐭𝐞 𝐠𝐥𝐨𝐫𝐢𝐞𝐮𝐬𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐮𝐜𝐜𝐞𝐬𝐬𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐏𝐢𝐞𝐫𝐫𝐞-𝐥𝐞-𝐆𝐫𝐚𝐧𝐝, 𝐪𝐮𝐞 𝐜𝐞 𝐭𝐫ô𝐧𝐞 𝐨ù 𝐨𝐧𝐭 𝐬𝐢é𝐠é 𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐝’𝐞𝐦𝐩𝐞𝐫𝐞𝐮𝐫𝐬 ! »
✒️Deux siècles plus tard, ses écrits n’ont rien perdu de leur valeur.
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💥𝐔𝐧𝐞 𝐫é𝐯𝐨𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐞𝐬𝐭é𝐞
𝐋𝐞 𝟏𝟒 𝐣𝐮𝐢𝐥𝐥𝐞𝐭 𝟏𝟖𝟑𝟑, sa révocation de son poste de préfet provoque une pétition de 𝟔𝟎𝟎𝟎 𝐬𝐢𝐠𝐧𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞𝐬 et une protestation populaire demandant sa réintégration.
❌En vain.
🏰Le baron Alexandre de Théis prend donc sa retraite et se retire au château de l’Aventure.
✒️L’année suivante, il écrit son dernier ouvrage :
📖𝐂𝐨𝐧𝐬𝐞𝐢𝐥𝐬 𝐚𝐮𝐱 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬 𝐠𝐞𝐧𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐨𝐫𝐭𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞𝐬 é𝐜𝐨𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐢𝐦𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬
où il explique la difficulté pour un septuagénaire de faire face aux innovations et problèmes des années 1830.
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⛪️𝐋𝐚 𝐟𝐢𝐧 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐢𝐞
Il meurt à Paris 𝐥𝐞 𝟐𝟒 𝐝é𝐜𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟏𝟖𝟒𝟐,
💬« 𝐚𝐮𝐬𝐬𝐢 𝐩𝐚𝐢𝐬𝐢𝐛𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐪𝐮’𝐢𝐥 𝐚𝐯𝐚𝐢𝐭 𝐯é𝐜𝐮 »
💬« 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐛𝐫𝐚𝐬 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐟𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐚𝐢𝐦é𝐞 𝐞𝐭 𝐩𝐢𝐞𝐮𝐬𝐞, 𝐪𝐮’𝐢𝐥 𝐚𝐯𝐚𝐢𝐭 𝐨𝐫𝐧é𝐞 à 𝐩𝐥𝐚𝐢𝐬𝐢𝐫 𝐝𝐞 𝐭𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐭𝐚𝐥𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐭𝐨𝐮𝐭𝐞𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐯𝐞𝐫𝐭𝐮𝐬 ».



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Charles-Constant de Théis
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